Même si Donald Trump est notre président et que les républicains contrôlent les deux chambres du congrès, des morceaux de l’agenda progressiste continuent de sévir partout aux États-Unis. Les collèges et les universités, par exemple, regorgent de professeurs qui consacrent d’innombrables conférences à l’endoctrinement de leurs étudiants sur des questions liées à la justice sociale et au politiquement correct. Il se trouve, cependant, que l’Amérique n’est pas le seul pays qui soit devenu une victime de ce genre de folie de gauche.

Au Canada, il est maintenant un crime d’utiliser les mauvais pronoms de genre lorsqu’on parle à quelqu’un qui «s’identifie» comme le genre opposé à son sexe biologique. Oui, vous avez bien lu. Pas besoin d’y retourner et vérifier. Le Canada a criminalisé le fait d’appeler un garçon «un garçon» et une fille «une fille» si ce n’est le genre qu’ils pensent être à l’intérieur.

Le monde est-il devenu fou? Ça a l’air de ça.

Jeudi dernier, le Sénat du Canada a adopté le projet de loi C-16, qui ajoute «l’identité de genre» et «l’expression de genre» au Code des droits de la personne du pays et fait de cet acte de «mépris» un crime haineux. Le projet de loi, qui a été adopté par un vote de 67-11, a reçu des éloges de Justin Trudeau, le premier ministre du Canada. « Bonne nouvelle », écrivait-il sur Twitter. «Le projet de loi C-16 a été adopté par le Sénat, ce qui rend illégal la discrimination fondée sur l’identité ou l’expression de genre. #L’amour c’est l’amour. »

Jody Wilson-Raybould, procureur général du Canada et ministre de la Justice, a également fait l’éloge du projet de loi. « Tous les Canadiens devraient se sentir #FreeToBeMe », écrit-elle sur Twitter. Mais bien que de nombreux gauchistes et progressistes au Canada n’aient eu que de bonnes choses à dire au sujet de l’adoption du projet de loi C-16 par le Sénat, tout le monde n’est pas si content.

Jordan Peterson, professeur à l’Université de Toronto, a été l’un des critiques les plus virulents du projet de loi, affirmant que cela viole les droits à la liberté d’expression des Canadiens. « Le discours forcé est venu au Canada », a déclaré Peterson dans un communiqué. « Nous allons sérieusement le regretter. »

En mai dernier, le professeur Peterson a exprimé sa désapprobation du projet de loi C-16 devant le Sénat. « Les idéologues utilisent des membres de la soi-disant communauté transgenre sans méfiance et parfois complices pour faire avancer leur avant-garde idéologique », a-t-il dit. « L’idée même que le fait d’appeler quelqu’un un terme qu’ils n’ont pas choisi leur cause un préjudice irréparable que des recours légaux devraient être recherchés, une indication de la profondeur de la culture de la victimisation dans notre société. »

Le professeur Peterson a raison. Qu’ils en soient conscients ou non, ce que le gouvernement canadien fait essentiellement, c’est d’obliger les gens à se conformer à leur programme de gauche politiquement correct. S’ils refusent, ils seront accusés d’un crime motivé par la haine, contraints de payer de lourdes amendes et même potentiellement jetés en prison. Inutile de dire que c’est une pente glissante. Ce qui commence comme la suppression de la parole liée au genre peut très bien aller jusqu’à la suppression d’autres formes de discours. C’est, pour le dire franchement, un pas dans la direction de la tyrannie.

De plus, il y a quelque chose d’incroyablement hypocrite dans l’insistance de la gauche sur le fait que le genre est basé sur ce que l’on ressent à l’intérieur plutôt que sur les organes génitaux avec lesquels ils sont nés. Tandis que votre libéral typique présentera la science et les «preuves factuelles» pour affirmer que l’humanité joue un rôle significatif dans le réchauffement de la planète Terre, la science est presque ignorée quand il s’agit des vues de la gauche sur le genre. Biologiquement, le genre est basé sur les chromosomes. Si le spermatozoïde porte un chromosome X, alors une femelle naîtra, et si le spermatozoïde porte un chromosome Y, un mâle naîtra. C’est la science, et pourtant les progressistes la rejettent.