Pourquoi les auteurs ont-ils fait l’étude? Vivre avec un fumeur est mauvais pour la santé. Ces chercheurs voulaient savoir si cela menaçait aussi la vie. Il y a relativement peu d’informations publiées reliant le tabagisme passif à une augmentation de la mortalité, et la plupart proviennent des États-Unis. Ces auteurs voulaient renforcer les preuves en regardant les non-fumeurs de Nouvelle-Zélande. Qu’ont-ils fait? Ils ont établi un lien entre les données de deux recensements néo-zélandais (1981 et 1996) et les données nationales sur la mortalité trois ans après chaque recensement pour créer deux cohortes de non-fumeurs suivies pendant trois ans. Ils ont ensuite comparé les taux de mortalité des membres de la cohorte vivant avec des fumeurs et des membres de la cohorte vivant dans un ménage sans fumée au moment des recensements. Ensemble, les cohortes comprenaient 668 et 262 adultes âgés de 45 à 74 ans. Les auteurs se sont penchés sur la mortalité et la mortalité causée par les maladies liées au tabagisme, y compris les maladies cardiovasculaires et le cancer du poumon. Ils ont ajusté leurs résultats en fonction de l’âge, de l’appartenance ethnique et de diverses variables socioéconomiques, y compris l’éducation et le revenu, ce qui pourrait confondre tout lien entre le tabagisme passif et la mortalité. Ils ont présenté leurs résultats séparément pour la cohorte plus tôt et plus tard et pour les hommes et les femmes. Qu’ont-ils trouvé? Dans l’ensemble, les adultes vivant avec des fumeurs avaient un risque plus élevé de décès quelle qu’en soit la cause que les adultes vivant dans des foyers sans fumée. L’association était significative pour les hommes des deux cohortes (risque relatif ajusté 1,17 (IC à 95% 1,05 à 1,30) en 1981 et 1,16 (1,04 à 1,3) en 1996). Chez les femmes, l’association était significative seulement pour la cohorte la plus tardive (1,28 (1,16 à 1,42).) Les hommes et les femmes de la dernière cohorte vivant avec des fumeurs étaient significativement plus susceptibles de mourir de maladies cardiovasculaires (1,25 (1,06 à 1,47)). hommes, 1,35 (1,11 à 1,64) pour les femmes.Les chercheurs ont également trouvé une association significative entre le tabagisme passif et la mort par maladie respiratoire et maladie cérébrovasculaire chez les hommes de la dernière cohorte (1,81 (1,00 à 3,28), 1,82 (1,20 à 2,77)), mais pas chez les femmes. Ils n’ont trouvé aucune association entre le tabagisme passif et la mort par cancer du poumon dans les deux cohortes. Qu’est-ce que cela signifie? Ces résultats confirment que le tabagisme passif est une menace pour la vie et la santé. Les auteurs ont trouvé un lien entre la réduction de la survie et la vie avec un fumeur inexpliquée par des facteurs sociaux tels que la pauvreté, l’éducation ou le quartier de résidence. Ils sont à peu près certains que l’association qu’ils ont trouvée est causale, notamment parce que le tabagisme passif était associé à des maladies liées au tabagisme, et pas seulement à toutes les causes de mortalité. Ils n’ont pas trouvé de lien entre le tabagisme passif et les décès par cancer du poumon, mais le suivi était trop court et le nombre de décès par cancer trop faible pour être certain de ce résultat.