qui ne seraient pas d’accord pour comprendre les risques afin de les échanger contre les avantages potentiels sont une condition préalable pour les citoyens ou les patients qui doivent prendre des décisions en matière de santé? Mais une prise en compte rationnelle du risque, même expliquée et comprise graphiquement1, n’est ni simple ni suffisante. La rationalité n’est pas la seule composante de la prise de décision. Des influences et des considérations apparemment irrationnelles exercent de fortes pressions. La perception qu’ont les individus des risques et des attitudes à leur égard peut les conduire à des choix qui semblent irrationnels aux professionnels de la santé.Les perceptions sont construites au fil du temps, informées par des expériences personnelles et des réseaux sociaux, et façonnées par des normes comportementales et des reportages médiatiques. La peur d’une maladie, la confiance dans la technologie et le désir de prendre la responsabilité de la santé contribuent également aux décisions prises par les personnes.2La recherche montre que le regret (qu’une intervention était librement disponible mais non prise en charge), un droit d’accès perçu, Les préjugés et les jugements préconçus, la culture et le contexte social d’une maladie sont de puissants facteurs de motivation, tout comme la croyance et la tradition4. La prédilection des femmes américaines pour les tactiques averses au risque dans leur choix de traitement du cancer du sein peut entraîner des décisions thérapeutiques drastiques (comme des traitements de chimiothérapie extrêmement toxiques) avec seulement 1-2% de possibilité d’efficacité, au nom de leur droit à un contrôle individuel .4 L’encadrement des risques, à la fois numériques et linguistiques, et la valeur que les individus accordent aux différents gains et pertes perçus, ont un effet sur le ch Cela a des implications éthiques considérables pour les fournisseurs d’informations si l’on veut éviter la manipulation des individus et des populations.6 À court terme, le choix est souvent attrayant, même s’il s’accompagne de pertes ultérieures.7 Par exemple, beaucoup de femmes utiliser l’hormonothérapie substitutive parce qu’ils croient que le soulagement des symptômes ménopausiques quotidiens débilitants et persistants vaut maintenant le risque accru de cancer du sein plus tard. Beaucoup sont restés avec leur décision, même après que de récentes nouvelles dans les médias rapportent de nouvelles preuves qui augmentent le risque8 leptospirose. Ceci en dépit du fait que les femmes surestiment généralement grossièrement leur risque de contracter un cancer du sein et d’en mourir9. des informations et des graphiques sont nécessaires pour expliquer les risques associés aux conditions médicales et aux options pour les patients en consultation avec leurs médecins, mais de plus en plus également pour les membres du public qui tentent d’assumer leur propre santé1. lutter pour la santé et prévenir les maladies par divers stratagèmes, des suppléments au dépistage. Parfois, une série de risques, subordonnés à des voies d’action différentes, doit être envisagée et échangé contre la probabilité d’avantages possibles, à court et à long terme. Chaque ligne de conduite possible contiendra son propre compromis sur les inconvénients et les avantages. La recherche a montré que les consultations au cours desquelles les médecins ont été formés à l’utilisation des aides à la décision ont permis de mieux cibler la consultation, de modifier le contenu et d’améliorer la perception des décisions prises10. Même si les patients bénéficiaient d’une explication claire À propos d’un risque particulier, leurs attentes et leur attitude à l’égard de ce risque influent sur leur perception de ce risque: ce qu’un patient jugera acceptable, un autre ne le sera pas. Les patients peuvent modifier leur opinion à différents stades de leur maladie: si les enjeux augmentent, un risque plus élevé pourrait être jugé utile. Un médicament utilisé pour la prévention a une valeur de compromis très différente de celle utilisée pour une maladie à un stade précoce ou pour une maladie métastatique.11 Connaître et comprendre la fréquence d’un événement dans une population ne fournit aucune certitude pour les individus. selon leurs propres circonstances, valeurs et préférences. Accepter l’incertitude est probablement l’aspect le plus difficile pour un patient12. La peur perturbe l’équilibre entre le comportement rationnel et le comportement irrationnel. Prendre la responsabilité des décisions n’est pas facile, mais peut être aidé en partageant le processus avec un professionnel de la santé qualifié et sensible10. Le fait de permettre aux patients de comprendre le risque pour qu’ils l’intègrent dans leurs processus décisionnels est difficile. Il va sans dire que les professionnels de la santé ont besoin des connaissances, des compétences, de la confiance, des compétences en communication et des outils d’aide à la décision pour fournir cette composante essentielle de la prise de décision partagée. 10 Peu d’interventions sont sans risques. Ceux qui sont chargés de la gouvernance du risque dans la société devront élargir leurs recherches en partenariat avec les utilisateurs, pour examiner les facteurs sociaux qui vont au-delà du cognitif et du comportemental. Cela nécessitera des changements d’attitude de la part des décideurs, des patients, des acheteurs et des professionnels, avec des conséquences potentielles pour les individus, les services de santé, l’économie de la santé et la société.